Dès le début, la conquête spatiale a amené son lot de débris dans l’espace.
Entre les satellites hors d’usage, les morceaux de fusée, outils abandonnés et autres boulons perdus, c’est un demi-million de déchets qui nous tourne autour. Les habitants de la Terre ne sont pas directement menacés car si ces déchets retombaient, ils se consumeraient dans l’atmosphère. Par contre, pour les satellites en fonction, la station internationale ISS et surtout ses occupants, un simple éclat de peinture arrivant à plusieurs milliers de km/h est une vraie menace. Une scène dans le film Gravity dépeint très bien ce risque…

L’Université de Surrey est l’un des laboratoires qui cherchent à résoudre cette nuisance. Début 2018, elle va envoyer un mini-satellite muni d’un harpon et d’un filet pour collecter un débris spécifique. Le satellite utilisera ensuite une voile solaire pour ralentir sa propre orbite, ce qui l’amènera à chuter vers la Terre et à se consumer avec le débris qu’il aura récupéré. Une phase de test qui pourrait permettre de nettoyer les 7500 tonnes de déchets qui orbitent autour de nous…

Week-end du 24-26 novembre 2017

La Lune traverse ce week-end la constellation du Capricorne pour atteindre celle du Verseau.
La Lune, comme les planètes, se trouve successivement dans les constellations du zodiaque.

Contrairement aux planètes qui sont distantes et semblent se déplacer lentement devant ces constellations, la Lune passe de l’une à l’autre en moins de 2 jours.
Ainsi, vendredi soir, vous la verrez dans le Capricorne en début de nuit et dimanche soir elle sera dans le Verseau.

Vous pouvez continuer à la suivre ainsi tout au long de la semaine…

Il y a un mois, les observateurs ont détecté dans l’espace un étrange objet de la forme d’un cigare. Le 20 novembre dernier, après avoir entre autres étudié sa trajectoire, les chercheurs ont confirmé que cet astéroïde provenait bien d’un autre système solaire que le nôtre, une première !

Il aura voyagé pendant des millions d’années avant passer à proximité de nous… puis de continuer sa route. On estime qu’un astéroïde « étranger » traverse notre système par an, mais aucun, à ce jour, n’avait encore été observé.

Mais ce n’est pas la seule découverte que nous permet Oumuamua. Sa forme est également totalement inhabituelle : 400 m de long et 40 m et large pour cet objet constitué de roche et de métaux (ni eau ni glace à son bord). Ce qui en fait un objet unique parmi les 750 000 astéroïdes de notre système solaire qui ont été étudiés.

Cliquez sur l’image pour voir la vidéo d’animation.

Crédit : ESO/ M. Kornmesser

17-20 novembre 2017

Et non, les étoiles filantes ce n’est pas qu’en été !
Ce soir, si vous bravez le froid, vous pourrez admirer les étoiles filantes des Léonides.
Les poussières laissées par la comète Tempel-Tuttle sont à l’origine de ces étoiles filantes. Comme la comète repasse tous les 33 ans, c’est surtout juste après son passage que l’on pourra observer une véritable pluie d’étoiles filantes.
Le dernier passage était en 1999 et c’est donc surtout à partir de 2032 que nous attendons un spectacle hors du commun.
Ce soir nous pouvons tout de même espérer une étoile filante toutes les 2 minutes.
Elles sembleront toute venir de la constellation du Lion, d’où leur nom de Léonides.

Jusqu’au passage récent de la sonde News Horizons, on ne connaissait pas grand chose de Pluton, hormis qu’elle était légèrement plus petite que la Lune. Elle vient à présent d’être cartographiée.

Pluton a perdu son statut de planète en août 2006 car plusieurs astres similaires avaient été découverts, ce qui permettait de définir une nouvelle famille : les planètes naines.

En juillet 2015, la sonde News Horizon frôle Pluton et nous délivre pour la première fois des images de sa surface. Sur cette base, la première carte vient d’être établie en nommant 14 caractéristiques géologiques.

Survolez Pluton

10-12 novembre 2017

Pour ceux qui n’ont pas pu repérer le lapin sur la Lune , il faudra attendre la prochaine pleine Lune du 3 décembre.

Profitons donc d’un ciel bien obscur ce week-end, durant lequel la Lune se lèvera tard.

Nous traverserons dimanche l’essaim des Taurides qui va produire entre 5 et 10 étoiles filantes par heure.

Comme son nom le suggère, les étoiles filantes sembleront venir de la constellation du Taureau qui est en ce moment à l’Est, en début de nuit.

Marche sous les étoiles

Une étoile en fin de vie peut s’éteindre doucement ou, si elle est très massive, créer une gigantesque explosion, laissant sur place une mini étoile à neutron ou un trou noir.

Sauf que l’étoile iPTF14hls en est à sa 5ème explosion !
Depuis 60 ans, on voit cette étoile exploser régulièrement, générant à chaque fois une énorme quantité d’énergie mais en survivant à chaque fois.

Il reste très difficile d’expliquer comme une étoile peut toujours exister après une explosion et encore plus après 5.
Apparement iPTF14hls aurait été une étoile de plus de 100 masses solaires, ce qui est tout à fait hors norme et pourrait expliquer un comportement physique très éloigné de ses consoeurs.

Dans tous les cas, c’est un excellent exemple de nouveau phénomène qui ouvre des horizons et permet de confronter les modèles théoriques.

3-5 novembre 2017

Si vous avez bien suivi la Lune depuis la semaine passée, elle s’est tranquillement décalée vers l’Est de jour en jour. En étant de plus en plus « diamétralement opposée » au Soleil par rapport à la Terre, la partie éclairée visible pour nous est de plus en plus grande. Nous aurons donc une pleine Lune dans le ciel ce samedi.

Pendant la phase de plein Lune, les cratères sont moins visibles car il n’y a plus d’ombre portée pour souligner leurs contours. Ceci vient du fait que le Soleil éclaire la Lune à la verticale.

On peut par contre découvrir un lapin ! Moins populaire à nos latitudes car vu de côté (mais très célèbre dans l’hémisphère Sud), un grand lapin se dessine pourtant clairement à la pleine Lune. Aidez-vous de l’image ci-dessous pour le repérer.

Tout comme sur Terre, des aurores boréales illuminent les pôles de Jupiter.
Sur notre planète, les aurores sont produites par les particules du vent solaire : en pénétrant dans notre atmosphère, ces dernières entrent en contact avec molécules d’oxygène qui produisent alors une couleur principalement verte.

Il en est tout autrement sur Jupiter. Dans son cas, ce sont des particules émanant des puissants volcans de son satellite Io qui vont interagir avec ses pôles. Comme les poussières volcaniques contiennent du souffre et de l’oxygène, les aurores seront d’un bleu électrique.