Sur les 3564 exoplanètes identifiées au 30 novembre 2017, moins d’une dizaine a pu être observée.

En effet, pour voir une planète orbiter autour d’une autre étoile que le Soleil, il faut un grand télescope car les détails sont très fins et l’étoile très lointaine. Mais cela ne suffit pas car l’éclat de la planète est de 1 million à 10 millions de fois plus faible que celui de l’étoile et il est donc nécessaire de « cacher » l’étoile pour ne pas être aveuglé. Mais comme si cela ne suffisait pas, il faut aussi corriger tous les défauts optiques induits par l’atmosphère terrestre lors de sa traversée.
Ce dernier point n’est pas une mince affaire car la turbulence atmosphérique produit des défauts qu’il faut corriger plus de 1000 fois par seconde à l’aide de petits miroirs déformables.

En développant SPHERE, un instrument complexe qui corrige tous ces défauts et en le couplant à l’un des plus grands télescopes du célèbre VLT du Chili, on a enfin pu obtenir l’image d’une exoplanète : HIP65426b

 

crédit ESO/VLT