Vous avez peut-être déjà vu le fameux dessin de lapin que forment les mers lunaires lors des pleines lunes. Désormais, il n’est plus seul : le 3 janvier, la CNSA a été la première à poser un rover (nommé Yutu2, soit « lapin de jade » en chinois) sur la face cachée de la Lune. Des satellites ont déjà survolé cette région invisible depuis la Terre, mais jamais aucun objet envoyé par les humains n’y avait mis les pattes.

L’engin, qui a à son bord une caméra panoramique, nous a dévoilé les premières images de notre satellite prises depuis son sol. Il y mènera par ailleurs d’autres expériences grâce à un radar pour sonder le sous-sol, un spectromètre pour étudier la roche primordiale et un instrument pour étudier l’impact des vents solaires. Plus étonnant, il fera pousser des pommes-de-terre et de l’Arabidopsis pour voir s’ils produisent de l’oxygène par photosynthèse et des vers à soie devenus astronautes seront examinés pour voir s’ils dégagent du dioxyde de carbone.

Crédit : CNSA

Il faut à la Lune 27 jours pour faire le tour de la Terre. Pourtant il y a 29,5  jours entre 2 pleines Lunes !

La Lune fait bien un tour sur elle-même exactement en même temps qu’un tour autour de la Terre, soit environ 27 jours. Et c’est la raison pour laquelle elle nous montre toujours la même face.

On s’attendrait à revoir une pleine Lune tous les 27 jours, mais entre temps la Terre s’est légèrement déplacée car elle tourne autour du Soleil. Ainsi nous retrouvons la pleine Lune un peu plus tard, chaque 29,5 jours.

Plus de 4000 planètes ont été découvertes autour d’autres étoiles que le Soleil. Elles sont ce que l’on appelle les « exoplanètes ».
Nos télescopes actuels ne sont pas capables de nous délivrer une image de ces planètes mais on arrive tout de même à calculer leur taille, leur masse et parfois même connaître la composition de leur atmosphère.

La conclusion de tout cela, c’est qu’il existe une fantastique variété de planètes dans notre galaxie. Alors laissez libre cours à votre imagination et dessinez vous aussi une planète !

Pour donner plus de force à vos oeuvres, la NASA les diffusera sur son site. Les premiers dessins on même embarqué à bord de la sonde TESS qui a décollé en avril pour aller découvrir de nouvelles planètes.

Quelle sera notre surprise si de futures découvertes ressemblent à ces oeuvres inédites !

Saint Valentin Star Guide

27-28 janvier 2018

Ce week-end nous vos invitons à  découvrir une Lune ascendante.
On confond souvent Lune ascendante et Lune croissante.

La Lune est croissante quand son croissant augmente de jour en jour jusqu’à atteindre la Pleine Lune. On dira par contre qu’elle est ascendante si jour après jour elle est de plus en plus haut dans le ciel.

Pour vérifier si elle est ascendante ou descendante, il faut prendre un point de repère plein Sud, et comparer d’un jour à l’autre si elle est plus haute ou plus basse.

Grâce à Lune, ce week-end, repérez les amas d’étoiles des Hyades et des Pléïades.
Nous en reparlerons les week-ends à venir…

On voit la Lune car elle est éclairée par le Soleil : elle est constamment éclairée sur l’une de ses moitiés. La Lune tournant autour de nous,  nous voyons alternativement la moitié éclairée face à nous (c’est la pleine Lune), une demi-sphère éclairée de côté ou un croissant de plus en plus fin.

Quand le croissant est fin, on perçoit pourtant clairement la partie obscure de la Lune qui devrait être invisible car plongée dans l’obscurité. C’est ce que l’on appelle la lumière cendrée.

Si vous étiez sur la Lune, sur son côté nocturne, vous pourriez admirer une merveilleuse Terre bien brillante et presque pleine qui vous éclairerait. Car c’est bien la Terre qui réfléchit la lumière du Soleil et éclaire la Lune.

Depuis la Lune, nous voyons des pleines Terres et des croissants de Terre. De plus, les phases sont inversées, ainsi quand la Lune est pleine, la Terre est vue obscure et quand la Lune fait un fin croissant, la Terre est vue comme presque pleine. Et une pleine Terre brille assez pour illuminer la nuit sur la Lune…

crédit photo: AstroPixel

 

Soirée Star Guide à Lauris

La Terre sera aujourd’hui au plus près du Soleil, comme chaque année à la même date.
Cela paraît étonnant que cela se produise en plein hiver, quand il fait froid. Mais c’est oublier que dans l’hémisphère Sud, l’été bat son plein.

La distance entre la Terre est le Soleil varie de 5 millions de km entre le 3 janvier (périhélie, le point le plus proche) et le 3 juillet (aphélie, le point le plus éloigné). Cela représente une variation de 3% qui semble assez importante, mais qui n’a pourtant pratiquement aucune incidence sur le rayonnement reçu sur Terre.

La raison pour laquelle nous avons des saisons dépend uniquement de l’inclinaison des rayons solaires qui nous parviennent. L’énergie contenue dans un rayon solaire sera répartie sur une plus grande surface terrestre en hiver. Il fera donc plus froid qu’en été, quand les rayons sont plus verticaux.

Donc pour la même quantité d’énergie il fait plus chaud quand le Soleil est haut dans le ciel. C’est le cas en été dans l’hémisphère Nord et en hiver dans l’hémisphère Sud… et à l’équateur il fait chaud toute l’année !

Inclinaison Soleil Star Guide

 

Sur les 3564 exoplanètes identifiées au 30 novembre 2017, moins d’une dizaine a pu être observée.

En effet, pour voir une planète orbiter autour d’une autre étoile que le Soleil, il faut un grand télescope car les détails sont très fins et l’étoile très lointaine. Mais cela ne suffit pas car l’éclat de la planète est de 1 million à 10 millions de fois plus faible que celui de l’étoile et il est donc nécessaire de « cacher » l’étoile pour ne pas être aveuglé. Mais comme si cela ne suffisait pas, il faut aussi corriger tous les défauts optiques induits par l’atmosphère terrestre lors de sa traversée.
Ce dernier point n’est pas une mince affaire car la turbulence atmosphérique produit des défauts qu’il faut corriger plus de 1000 fois par seconde à l’aide de petits miroirs déformables.

En développant SPHERE, un instrument complexe qui corrige tous ces défauts et en le couplant à l’un des plus grands télescopes du célèbre VLT du Chili, on a enfin pu obtenir l’image d’une exoplanète : HIP65426b

 

crédit ESO/VLT

Soirée Star Guide à Lauris

Nous célèbrerons le solstice d’hiver ce 21 décembre.

C’est la période de l’année où les journées sont les plus courtes (et froides !). Besoin de luminosité ? Alors parlons du ciel, qui est bien bleu et du Soleil qui est… blanc.

Si vous étiez dans l’espace, vous verriez le Soleil plutôt blanc. En analysant la lumière de notre étoile, on observe qu’il s’agit d’un mélange de toutes les couleurs qui donne cet éclat global blanc. On peut s’en convaincre en utilisant un prisme ou simplement lors des arcs-en-ciel où la lumière du Soleil est décomposée. Lire la suite

On pourrait penser que les étoiles apparaissent bien grosses dans les grands télescopes professionnels ? Eh bien non, elle restent juste des points. Malgré leur taille gigantesque, parfois des centaines de fois le diamètre du Soleil, c’est juste un point qui apparait au travers d’un télescope car les étoiles sont réellement très très éloignées.

Plus un télescope est grand en diamètre, plus fins seront les détails qu’il pourra voir. Pour qu’une étoile apparaisse comme un petit disque au lieu d’un simple point, il faudrait que le télescope ait un diamètre d’au moins 100 mètres !

Impossible direz-vous ? Pas tout à fait car en utilisant plusieurs petits télescopes espacés, on peut reproduire un télescope géant et voir ainsi les détails sur la surface d’une étoile. C’est cette prouesse qui a été réalisée au célèbre télescope européen au Chili, le VLT.
Ci-dessous, l’image de l’étoile géante, Antarès de la constellation du Scorpion sur laquelle on peut distinguer des taches.

 

Crédit © ESO/Keiichi Ohnaka